Transat (1) : départ imminent!

February 8, 2012 in Aventures par pays, Cap Vert, Transat

Voilà les amis…
Après 2 années à bord et 7500 miles, c’est l’heure de passer de l’autre côté de l’océan.

Ce soir nous irons dans un bon petit restaurant, demain matin ce sera dépoussiérage de Namasté suite à la tempête de sable, pleins d’eau et de gasoil et grattage de coque.

Et puis nous partirons soit dans l’après-midi soit le lendemain pour environ 2000 miles, atterrissage  Tobaggo ou les Grenadines ou Ste Lucie… ou le Brésil parce que c’est moin loin (euh non je rigole)…. Selon notre vitesse nous aurons donc 17 jours à 5 noeuds ou 14 à 6 noeuds pour décider du point d’arrivée…..

D’après les dernières prévisions météo, on aura du 15-25 nœuds NE à E-NE et une houle de même direction de 2,5 m et 7 secondes de période… Alors on devrait peut être aller vite (paraît que c’est la bonne vitesse pour a pêche au gros), mais le confort ne sera pas 5 étoiles… Et le soleil ne devrait pas être de la partie dans les premiers jours….

 

 

Le capitaine est d’un calme olympien et moi excitée comme une puce. Mon seul regret est de n’avoir aucun copain par ici pour agiter les mouchoirs pour notre départ (la fille qui croit qu’elle va faire la transat Jacques Vabre!)…

Vous avez vu le (1) après transat dans le titre? Ça veut dire qu’il y aura une suite et qu’on vous emmène un peu avec nous car durant le trajet nous pourrons succinctement donner des nouvelles sur ce blog grâce à la connexion satellite qui accessoirement sert aussi à récupérer la météo…

Ce soir je manque d’imagination, alors simplement pensez à nous demain après midi, passez vous l’hymne de Namasté que je ne manquerai pas de mettre à fond pour le départ : “Back in black” d’ACDC. Si vous n’avez pas cette chanson, vous n’aurez qu’à hurler “bon voyage”… on vous entendra…

J’en finis avec ce post aussi décousu que mes pensées… et vous dis donc RDV très bientôt au milieu de l’océan et un peu moins bientôt de l’autre côté!

 

 

 

Cap-Vert : Mindelo, Mindelo, dernier appel avant les Caraïbes

February 7, 2012 in Aventures par pays, Cap Vert

Bom dia les gens

Attention, ce post est plutôt à destinations des navigateurs désireux de faire une escale au Cap Vert, les autres vous n’aurez qu’à regarder les photos….

 

Namasté installé à Mindelo

Après une soirée passée au mouillage de Mindelo, nous avons opté pour la marina. En effet les rafales de vent à plus de 30 noeuds ne nous permettaient pas de venir à terre avec une annexe sans moteur.

Nous voici donc installés à la marina de Mindelo, la seule et unique du Cap Vert. Nous sommes amarrés sur bouées à l’avant.

En ce moment, comme il y a beaucoup de houle à l’extérieur et 20 noeuds de vent, nous avons un ressac permanent et des rafales à 35 noeuds (première fois qu’on explose un pare-battage dans une marina!).  Elle est aux trois quart vide à cette époque de l’année, le gros des bateaux en partance pour la transat étant déjà passé.

Le mouillage à gauche de la marina, pour petits bateaux à faible tirant d’eau est plus confortable (et gratuit). Si vous voulez laisser votre annexe à la marina, il faudra débourser 4 euros/jour pour moins de 15 jours et 2 euros/jour au-delà, sinon vous pouvez débarquer sur la plage, mais le risque de vol est bel et bien présent, d’ailleurs tous y vont à la rame quand le vent le permet…

Les tarifs de la marina sont de 43 euros pour nous et 2cts/l d’eau (après les 100 premiers litres “gratuits”).  Pour racheter de l’eau vous faites recharger une carte et payez d’avance, mais tout ce que vous n’aurez pas consommé sera perdu (enfin pour vous).

Elle est équipée de sanitaires propres (pour la douche, la durée est limitée et l’eau est froide), d’un mini ship,  et est proche de tous les commerces et marchés. Internet est accessible pour la modique somme de 6 euros les 56 Mo ou 52 euros le Go…. Hum….

Il existe un réseau gratuit appelé Konekta qu’on peut capter depuis la marina si on a une bonne antenne, ou bien depuis quelques spots dans la ville (places publiques facilement repérables aux gens assis sur les bancs avec un ordinateur sur les genoux, parfois aussi ils sont debout près de la borne). C’est “aléatoirement” lent, suffit de se connecter à la bonne heure, mais je ne sais pas laquelle…

L’accueil à la marina est professionnel et courtois, le staff parle plusieurs langues. Un des employés, César, a réussi à nous trouver nourrice et tuyau d’alimentation d’occasion et ce ne fut pas une mince affaire, même pour lui qui est Cap verdien.

Côté météo c’est mitigé. Le ciel est bas, il y a beaucoup de vent (20 noeuds), de fortes rafales (35 noeuds), les températures peinent à se hisser à 25°C. Il a même plu. (OK 3 gouttes)… enfin il ne neige pas, c’est déjà ça :) … Mais nous aussi on a des tempêtes… de sable…..

Pour l’avitaillement, je n’ai qu’un conseil : achetez tout ce que vous pouvez avant cette étape!

Les denrées non périssables sont au même prix voire plus cher qu’en Espagne, le choix est très restreint.

La viande est importée et est vendue congelée. Sachant que les coupures de courant sont fréquentes et de durée indéterminée, je vous laisse juger si votre estomac pourra le supporter :)

Le marché aux poissons est bien fourni et les tarifs abordables.

Les fruits et légumes sont aussi chers qu’en Europe à part oignons et pomme de terre (70 ctes/kgs). Les fruits les moins chers (pommes, bananes, oranges) sont entre 2 et 4 euros/kgs, les légumes les moins chers sont carottes et poireaux (1,5 euros/kg), après ça grimpe vite à 3-4 euros/kg pour de la courge, des tomates, des navets, de la salade.. Leur mauvaise qualité ne permettra sûrement pas de faire un avitaillement de frais qui durera plus de quelques jours…

Les denrées alimentaires sont vendues au même prix au supermarché local, international ou au marché du coin.

Il y a un marché couvert au centre ville et un marché de rue dans une ruelle proche du marché couvert aux poissons.

Par contre le matos à Ti punch est lui très abordable…..

Mes favoris pour boire un café (50 centimes d’euros) sont le club nautique face à la marina, ou bien le café Lisboa (aux allures très cubaines, staff très sympa) en ville, ou bien encore Algarve et sa terrasse dans la même rue que le Lisboa (celle qui fait face à la marina et qui monte). Et pour savourer le superbe coucher de soleil sur la marina, vous pouvez opter pour le petit bar de la marina…

Le Lisboa

L’algarve

Le club nautique

Allez c’est tout,  j’ai d’autres trucs à faire.

Je vous laisse avec quelques instantanés de Mindelo.

Et plus j’y pense plus je crois que le Cap Vert va nous manquer….

Cap Vert : de Sal à Sao Vicente (Mindelo)

February 3, 2012 in Aventures par pays, Cap Vert

 

Bom Dia les gens

 

Nous voici arrivés ce jour sur l’île de Sao Vicente, à Mindelo.
120 miles rapidement effectués grâce à un bon petit vent travers de 15-20 noeuds qui a emmené Namasté et son équipage à une vitesse moyenne de 6 noeuds, le tout relativement tranquillement malgré une petite houle travers.

Mindelo sera pour nous la dernière étape avant la transat, dernières réparations et avitaillement en produits frais.

Notre escale capverdienne se trouve raccourcie un peu malgré nous mais des capverdiens en ont décidé pour nous.
Enfin, des voleurs cap verdiens.

Il y a 3 jours, lors d’une soirée à terre avec quelques personnes installées à Sal et quelques locaux “chez Arminda”, nous devisions sur le pays et la montée de la violence autour de ti’punch qui rendaient mon créole relativement compréhensible par les locaux, une genre d’espéranto namastéen…. D’aucuns mentionnaient des crimes récemment recensés dans la ville voisine, mais aussi de petits larcins répétitifs et ennuyeux.

 

“Chez Arminda”

 

De petits larcins comme les vols d’annexes ou de nourrices. Ou des deux. D’ailleurs les navigateurs installés ici ou habitués des lieux se baladent systématiquement avec leur nourrice sous le bras dès qu’ils viennent à terre. En effet, le soir plus personne ne traîne sur le quai où sont amarrées les annexes. Et depuis que même le petit bar local du quai ferme ses portes à la tombée du jour, le quai où s’affairent les pêcheurs en journée est plongé dans l’obscurité la plus profonde avec quelques annexes/nourrices qui semblent faire de l’oeil aux voleurs, un graal dont la revente permettra l’achat de leur dose quotidienne.

 

Le quai des pêcheurs où sont amarrées les annexes et le petit bar fermé le soir

Et ce qui devait arriver arriva : notre nourrice et le tuyau d’alimentation ont été volés. Ainsi que celles de deux autres bateaux voisins. Dans leur grande mansuétude les voleurs nous ont laissé les pagaies, d’autres n’ont pas eu cette chance.
Nous avons passé les deux journées suivantes à essayer de retrouver nourrice et tuyau d’alimentation, en vain.
Le souci est qu’au Cap Vert, il n’y a qu’une seule marina à Mindelo. Pour le reste, ce sont des mouillages ventés. Et tellement ventés qu’il n’est pas possible, voire dangereux d’essayer de rallier un point A à un point B en pagayant.

 

Namasté au mouillage de Palmeira

Alors nous avons décidé de venir à Mindelo.
Notre priorité est donc de racheter nourrice et tuyau. Nous sommes aujourd’hui au mouillage à Mindelo car les prix de la marina sont assez élevés (40 euros sans eau et électricité) et nous n’y passerons que le temps strictement nécessaire.

Mindelo sera aussi l’étape avitaillement : en effet les prix des denrées alimentaires à Sal est prohibitif (un restaurant pour deux personnes est aussi cher qu’aux Canaries), quasiment des prix européens dus au fait que tout est importé sur cette île. Il nous a été dit que les prix des produits frais à Mindelo sont largement plus abordables. Nous allons tester!

 

Petit restaurant local, mais attention aux tarifs!

Dernier petit mot sur les formalités d’entrée dans le pays : il nous a fallu 4 jours pour les effectuer, à raison de 2 à 3 tentatives journalières. Soit c’est fermé, soit le chef qui a la clé du coffre renfermant le tampon n’est pas là, soit, soit, soit…. Bon allez, c’est fait!

A part tout ça nous avons apprécié Palmeira, petit village tranquille où Carlos, Allemand installé ici depuis 13 ans nous a guidé avec une grande gentillesse. Si vous y passez, demandez après lui, tout le monde le connaît, il se fera une joie de vous aider et de vous parler du pays.

Un truc qui l’agace Carlos (et moi avec): chaque jour des pick ups déversent quelques dizaines de touristes  dans le village. Ils viennent des stations balnéaires du sud de l’île. Ils ont acheté des “all inclusive”, ce qui se traduit par l’absence de consommation dans le village, aucun local n’en profite, à part les 3 boutiques de “souvenirs” directement importés du Sénégal mais estampillés “Cabo Verde”. Il n’y a pas d’artisanat au Cap Vert, mais dans leur hâte de faire le tour du village comme si ils étaient eu zoo, de prendre vite la photo avant de remonter dans le pick up qui les ramènera dans leur hôtel, ils en oublient le principal : s’asseoir autour d’un café et regarder la vie autour d’eux. Voire causer avec un capverdien qui est très en demande de le faire, et ce pour rien du tout, juste le plaisir.

C’est tout pour aujourd’hui, je vous laisse avec quelques instantanés de Palmeira.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bem Vindo en Cabo Verde!

January 30, 2012 in Aventures par pays, Cap Vert, La laïfe à bord

 

Bom dia les gens

1-2-3 soleil!

Cap Vert touché!

Après 7 jours et 2h de navigation pour avaler les presque 1000 miles séparant le Cap Vert de Lanzarote aux Canaries, nous sommes arrivés à Sal.

Nous avons jeté notre ancre samedi 28 janvier à Palmeira, dans le petit port de “commerce” afin de faire nos papiers d’entrée dans le pays.

Enfin les papiers…. Disons que comme tout était fermé ce week-end, et nos tentatives pour trouver un fonctionnaire de la police maritime ont échouées aujourd’hui. On verra demain… Keep cool, on est sous les tropiques ici.

 

Derniers adieux à Lanzarote

Dernier coup d’oeil sur Lanzarote

Premier coucher de soleil en mer sur les Canaries

Depuis notre arrivée, nous savourons le bonheur de retrouver un sol qui ne bouge pas, le calme des vagues qui ne cognent plus contre les coques ou des bouts et des voiles qui battent…

Calme et sérénité….

Et c’est au moment où j’écris ces mots que le voilier voisin a lancé une musique signifiant aux voisins “je veux écouter Cesaria Evoria au Cap Vert” et que le petit cargo amarré au quai a lancé son générateur. Je suspecte un complot.

Je parlais de quoi déjà? Calme? Sérénité?

Il faut dire que ça avait mal commencé pour votre serviteuse. Avant le départ j’ai pris un médicament anti mal de mer assez puissant (scopolamine). Les effets secondaires étaient décrits comme très désagréables, perte temporaire de la vue, irritation de la gorge, allergies, cauchemars….

Et bien je les ai tous eu. 24 heures de cauchemar dans tous les sens du terme avant que je n’enlève le patch de scopolamine, et presque 24 h avant que je ne recouvre mes facultés, vue, capacité à ingérer des aliments, disparition des cauchemars et des allergies. Je vous avoue que c’est  flippant, plus que le mal de mer… Mais je me devais d’essayer ce remède qui peut faire des miracles pour certains…

Affaire close, je vais rester sur ce qui me convient le mieux pour lutter contre le mal de mer : rien.

Tiens parlons de la nav’. Les vents étaient bien établis, entre 15 et 25 noeuds constants portant (arrière toute!) mais la houle était croisée, 2 mètres et 6 secondes de période dans un sens, clapot dans l’autre, un vrai tambour de machine à laver. Les déplacements dans le bateau étaient réduits au minimum syndical, verres et assiettes ont voltigé dans tous les sens!

Ce fut néanmoins un bon entraînement avant de passer dans le grand bain de la transat puisque les 1000 miles que nous venons d’effectuer constituent presque une demi transat.

Nous avons trouvé notre rythme de croisière pour les quarts : je fais la nuit de 22h à 4h, Xavier prend le relai jusqu’à midi. Nous déjeunons, puis sieste pour le capitaine suivie d’une sieste pour moi, puis petits papotages avant de dîner ensemble puis dodo du cap’ vers 22h.

Ainsi chacun respecte son rythme et a de vraies bonnes périodes de repos.

Cette navigation se prêtait plutôt bien à ce tempo puisque hormis la mer agitée, nous n’avons croisé aucun bateau dès que nous avons été à environ 200 miles des Canaries. Nada, personne. Tous seuls au monde vers le Cap Vert!

 

 

 Les photos de ces levers de soleil sont une courtoisie du capitaine, son mousse étant dans les bras de Morphée à cette heure là.

Enfin quand je dis que nous sommes “tous seuls”…. je devrais dire seuls humains. En réalité des dauphins nous ont accompagné la première nuit avec leurs pirouettes entre les coques. On distinguait leur forme grise reflétant la lumière de la lune.

Et puis le 3 ème jour fut LE jour à marquer d’une pierre blanche, notre 14 juillet, les feux d’artifices en moins.

Nous avons pêché.

J’ai tout d’abord entendu un hurlement : “le leurre Namasté a pêché!”.

Alors comprenez-moi : je venais d’en finir avec mon bad trip du à la scopolamine, je commençais donc à avoir la nausée à cause de cette houle incessante et voilà pas qu’il fallait que je me mette en mouvement rapide pour assister le pêcheur. Qu’avais-je donc fait pour mériter ça? Je suis une personne charmante, polie, je dis bonjour, merci et au-revoir. A croire que ça ne suffit pas. J’ai donc du en accumuler pendant mes vies précédentes….

Nous voilà rapidement avec une bonite de 2kg selon la police, 3 kgs selon les organisateurs sur la jupe. Et un Xavier qui me somme de prendre la bonite avec son leurre Namasté dans le bec (je vous jure que ce n’est un montage).

 

 

Le temps de dire ouf et le fil du moulinet de la canne à pêche se met à dérouler! Xavier, que je croyais au comble de l’excitation, me prouve qu’il a encore de la réserve. Il court de babord à tribord, achève la bonite, ralentit le moulinet pour laisser le poisson se fatiguer, et réussit aussi entre temps à remonter un troisième poisson que nous rejetterons (euh nous avions  2 cannes et 3 lignes…).

Quant à moi, j’essayais de suivre le mouvement en me demandant ce qui me donnait le plus le mal de mer (toujours essayer de focaliser sur un sujet pour oublier le mal) : l’odeur du poisson, le sang sur la jupe, le cap’ qui sautillait de droite à gauche, mes tentatives pour prendre des photos alors que Namasté faisait des bonds dans les vagues, mes plongeons dans les coffres de Namasté pour trouver un coup le couteau, un coup le baudrier….

Comme je suis forte, j’ai non seulement survécu mais voilà que j’en redemande avec une transat!

Une fois la bonite tuée et vidée et le 3ème poisson remonté puis relâché, il fallait s’attaquer à celui qui avait décidé de mordre à la canne à pêche. Vous me suivez?

Après 30 mn de lutte, Xavier a remonté le bestiau : un thon de 20kgs selon la police, 25 kgs selon les organisateurs.

De toute façon, on ne saura pas. Notre balance arrête de compter à 11 kgs. C’est une balance de débutants.

 

 

Quand je vous disais que nous allions transformer Namasté en chalut, j’ai reçu des emails moqueurs. Je crois que les expéditeurs rigolent moins à l’heure qu’il est, hein?

Après encore presque une heure, Xavier a vidé et débité le bestiau en filet pendant que je consultais compulsivement tous mes livres de recettes de poissons.

Et le lendemain, nous avons ouvert une conserverie. Xavier au débitage et remplissage des bocaux et moi à la stérilisation.

 

 

Pendant le reste de la traversée, à nous sashimis et thon sous toutes ses formes… Il faut bien avouer qu’on adore ça…

Et puis, au bout de 7 jours, miracle (enfin non, en plus des 5 lignes de pêche on a un GPS vous savez), terre en vue!

Voici donc Sal, avec ses petits airs Lanzarotiens ( les immeubles en moins), son aridité, ses volcans, sa nudité lunaire.

Arriver en bateau vous procure un certain nombre de sentiments uniques :  la sensation progressive de réchauffement de l’atmosphère à mesure que vous approchez des tropiques, la lente découverte de la terre, d’abord une forme lointaine, puis au fur et à mesure que vous approchez chaque parcelle se découvre à vous avec ses couleurs changeant au gré de l’orientation du soleil. C’est un sentiment curieux que d’être profondément plongé dans l’observation de cette terre, nouvelle pour vous, qui va vous accueillir pour quelques jours. L’imaginaire se met en route, qu’y a t’il derrière ce rocher? Comment sont les habitations? Où vivent les gens? Comment vais-je me sentir dans ce pays?

 

 

 

Nous avons mouillé à Palmeira, entre épave, quai pour les petits cargos, deux catamarans de balade pour touristes, quelques bateaux de plaisance semblant dormir par ici depuis des années lumière à en juger par leur état et de nombreuses barques de pêche.

A terre, quelque baraques constituent une petite ville colorée : petits bars hurlant la musique locale, pêcheurs éparpillés sur les quais débitant requins ou autres poissons, 3 ou 4 occidentaux certainement venant des autres bateaux au mouillage. Le spectacle de la vie locale suffit en lui même  à vous tenir en haleine : un savoureux mélange de cris, excitation et aussi de nonchalance… Notre premier contact avec la population fut sympathique : les pêcheurs nous saluent ou viennent voir ce que pêche Xavier au harpon, les habitants vous renseignent gentiment quand bien même vous faites toutes vos phrases en utilisant les 3 mots que vous maîtrisez, pas de harcèlement, chacun vit sa vie.

Je vais vous faire un aveu : depuis que nous sommes arrivés, nous nous disons tous les jours combien nous sommes heureux ici. C’est un sentiment difficile à décrire autrement qu’à dire que nous nous sentons bien au Cap Vert, nous avons trouvé notre place dans cet environnement.

C’est tout.

A suivre, les photos prises au mouillage de Palmeira.

 

 

 

 

 

 

Ola Canaries!

January 18, 2012 in Aventures par pays, Espagne/Gibraltar, La laïfe à bord

 

Ola les gens,

Hola hop, nous voilà à Lanzarote.
Un bon vent nous a poussé jusqu’ici en moins de 48h comme prévu, mais en 39h.
Mais le mode choisi par les éléments fut le secouage intempestif, tambour de la machine à laver en mode essorage 2000 tours pendant 39h….
Et malgré cela, le mousse brandit fièrement sa nouvelle : elle n’a pas été malade. Rien, nada, makash walou.
Alors que même le capitaine avait l’estomac un peu en vrac… C’est le monde à l’envers!

Arrivés vers 4h du mat’, nous avons jeté l’ancre devant la marina, dormi un peu, pris douche et café et vers 10h nous étions amarrés à la marina Rubicon.
 

 

 

 
C’est à ce moment de la narration que je précise que j’ai 3 gagnants au jeu concours du leurre, Marie, Alain et Philippe (voir post précédent – la réponse était le leurre du haut).
Alors comment vous dire….
On n’a rien pêché, alors pas de cadeau. La reine en décide ainsi, ne vous leurrez pas (ah depuis le temps que je voulais la placer celle-là) c’est ça la vie en monarchie.
Mais dans sa grandeur d’âme la reine est prête à vous envoyer une boîte de sardines….
Elle n’est pas belle la vie sur Piratesdeslagons?
 
Revenons à nos moutons.
Alors que Gwendal (et Touline son chaton) nous a lâché les amarres à Agadir tout en nous prenant en photo, quelle ne fut pas notre surprise de retrouver Alizé (Cathy et Emile, rencontrés à Noël à Agadir), appareil photo à la main, sur le ponton d’arrivée à Lanzarote.
Ils avaient entendu mon appel radio à la marina et sont passé nous dire bonjour.
 
Revenons quelques minutes sur notre départ d’Agadir.
Vous avez envie de voir comme on est beau à l’oeuvre?
Allez zou, quelques photos de Gwendal (encore un grand merci!)
 

 

Namasté avant le départ

 

 

L’équipage, fin prêt…

 

 

La reine….

 

 

Namasté au quai de gasoil

 

 

Oui c’est le cap’ qui bosse, la reine ne veut pas se salir les mains

 

 

Le gasoil c’est pas cher au Maroc….

 

 

Je m’agite pour faire croire que je fais quelque chose d’utile

 

 

Un peu de réconfort… Non mais la vérité c’est la seule bouteille de vin qu’on ait consommé au Maroc et voilà….. on passe pour des ivrognes alors qu’on ne fait que supporter le commerce local…. Et en plus on l’avait oubliée lors de la venue des douaniers à bord….

 

Et le départ vers les Canaries, tout tristes de quitter la Boiteuse et son équipage…. Mais on se retrouve aux Marquises, alors nous gardons le sourire!

 

 

 

 

 

 

Passons maintenant à Lanzarote.

La marina est parfaite, calme, protégée, propre… Les marineros sont professionnels, RAS.

Nous avons retrouvé avec une immense joie Kembusquin, Tarik, Nadja, Chino et Naoussa. Que de rattrapage/papotage depuis notre séparation il y a 2 mois à Gibraltar….
Tarik nous a promené au supermarché et dans les ships. Du coup nous n’avons pas encore vraiment vu l’île qui est à première vue volcanique et dépourvue de végétation.
 
La suite?
A priori départ vendredi ou samedi pour le Cap Vert, 1000 miles, 8 jours de navigation.
Point d’atterrissage Sal pour faire notre entrée officielle dans le pays.
 
Et je crois bien que c’est tout pour aujourd’hui.
 
Hasta luego les gens.
 

En route vers les Canaries!

January 14, 2012 in Aventures par pays, Espagne/Gibraltar, La laïfe à bord, Maroc

 
Salam les gens,

Le Maroc c’est comme Capri, c’est fini…
Demain midi nous partons vers Lanzarote, aux Canaries, pour deux jours de navigation.
Notre point d’atterrissage est le sud de l’île, marina Rubicon (nous ne le franchirons pas)….
Mon humour est décapant.
 

 
Les Canaries seront un point de passage pour «couper» un peu la route vers le Cap Vert, faire un bon ravitaillement (à nous les jambons yeah!), et dire au revoir à des bateaux copains.

Si la météo se maintient, nous repartirons en fin de semaine pour le Cap Vert.

Je suis ravie de voir cette étape Cap Verdienne approcher à grands pas… Dépaysement, mouillages, températures tropicales, baignades, balades….. Tout ce qu’on aime. Et dernière étape avant la transat.

Cette navigation sera aussi l’occasion de tester le leurre maison du cap’.

Savez vous qu’il m’a demandé ce que j’en pensais?

Que voulez vous que je pense de guirlandes argentées, rouges et de plumes bleues attachée avec du fil?

Je ne suis pas (encore) transformée en poisson, je ne sais donc pas si je pourrais éventuellement avoir envie de manger ce leurre. Pour le moment une tartine de pâté me ferait plus envie.

Le leurre «Namasté» (on va l’appeler comme ça) sera mis en concurrence avec un super leurre qui fut lui acheté dans un vrai magasin….

Et les photos des prises seront publiées à la fin de ce concours palpitant qui devrait vous tenir en haleine quelques jours, le temps que je retrouve une connexion internet à Lanzarote.
 

 

 

Saurez vous deviner lequel des deux leurres est celui sorti des petites mains du capitaine?
Le gagnant recevra un morceau de thon qualité sashimi. La maison ne recule devant rien pour satisfaire ses lecteurs.

On se retrouve très vite à Lanzarote!

 

 

Maroc – On the road – Tiznit/Aglou plage

January 10, 2012 in Aventures par pays, Maroc

La semaine dernière, nous avons décidé de repartir faire un petit tour avant de quitter le Maroc.

Notre choix s’est porté sur le sud d’Agadir, Tiznit puis Aglou plage et la bordure de mer.

 

 


 

 
Voici quelques instantanés du coin : la route, Tiznit, Aglou plage, ses camping caristes au hobby bien français, ses plages, ses promeneurs….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5, 4, 3, 2, 1………. Happy new year!

December 31, 2011 in Aventures par pays, Espagne/Gibraltar, Grèce, La laïfe à bord, Liban, Maroc

 

Il est parfois bon d’avoir un grain de folie – Sénèque

De la tranquillité de l’âme, 17

 

Rangeons ce jour le petit grain de folie qui sévit sur ce blog pour attaquer l’heure du bilan.

Des souvenirs de 2011.

Des voeux pour 2012.

2011 fut un bon cru.

 

Il y eut le Liban qui restera notre deuxième pays de coeur.

Moyen-Orient qui nous a ému, enchanté, envoûté, interpellé…. et profondément charmé.

Fous rires en cascades, rencontres imprévues, improbables….

J’aurais certainement du vous en raconter plus….

Une grande pensée pour Beshir et sa famille, Choukri et nos copains de l’ATCL…
 

 

 

 

 Epoustouflante Baalbeck…..

 

 

Puis la mer Egée qui restera pour nous en Méditerranée le bassin de navigation le plus somptueux qui soit.

Eaux limpides, criques désertes et poissons à gogo…. Quel paradis!

Une grande pensée pour Giorgio et Antonella qui nous ont fait découvrir des lieux extraordinaires.

 

 

 

 

 Nysiros – Avlaki

 

 

Il y a eu ceux qu’on a «ratés» en Italie : Freja, Blues 1, Lung.

 

Puis il y a eu nos vacanciers de l’été aux Baléares, Marie, Jean et Thomas pour partager de précieux moments .
 

 

 

 

 Jean à la pêche

 

 

Puis ce fût les navigations sur la côte espagnole et Gibraltar avec nos amis belges de Kembusquin  et de Theopigi avec lesquels nous avons également passé de belles soirées.

 

 

 The famous rock

 

 

Et nous voici au Maroc pour cette fin d’année, avec Gwendal….
 

 

 

 

 Dieu, la patrie, le roi : la devise du Maroc

 

 

Mes pensées vont aussi ce soir vers Enigma, Free spirit, Obélix, Axurit, Romanée, Yapuka, Alizé et ceux que j’oublie ….. qui sont entre Canaries, Dakar, Cap Vert et Trinidad.

 

Alors Sénèque…..

Bah oui, il est bon d’avoir un petit grain de folie, il était pas idiot ce gars….

Mon petit grain a trouvé son espace ici même et compte bien y rester en 2012!

 

 

 

 

 

Après la transat, il se baladera aussi avec moi un peu partout dans les Caraïbes en 2012.

Xavier sera là aussi pour nous alimenter en histoires de pêche.

 

C’est l’heure de conclure 2011 sur une phrase de Stewart Brand, reprise par Steve Jobs dans son discours de remise des diplômes à l’université de Stanford en 2005 : «Stay hungry. Stay foolish.».

De notre côté, nous comptons bien le rester.

 

Soyez insatiables. Soyez fous. Ce sont nos voeux pour vous tous. Très bonne année 2012.

 

 

 

 

Humeur du jour du mousse/front de mer d’Agadir

December 26, 2011 in Aventures par pays, Maroc

 

Parce que parfois quelques images valent mieux qu’un grand discours….

Voici mon «point de vue» du front de mer d’Agadir….

Je reviens très vite avec de palpitantes histoires de pêche!!…