Bem Vindo en Cabo Verde!

January 30, 2012 in Aventures par pays, Cap Vert, La laïfe à bord

 

Bom dia les gens

1-2-3 soleil!

Cap Vert touché!

Après 7 jours et 2h de navigation pour avaler les presque 1000 miles séparant le Cap Vert de Lanzarote aux Canaries, nous sommes arrivés à Sal.

Nous avons jeté notre ancre samedi 28 janvier à Palmeira, dans le petit port de “commerce” afin de faire nos papiers d’entrée dans le pays.

Enfin les papiers…. Disons que comme tout était fermé ce week-end, et nos tentatives pour trouver un fonctionnaire de la police maritime ont échouées aujourd’hui. On verra demain… Keep cool, on est sous les tropiques ici.

 

Derniers adieux à Lanzarote

Dernier coup d’oeil sur Lanzarote

Premier coucher de soleil en mer sur les Canaries

Depuis notre arrivée, nous savourons le bonheur de retrouver un sol qui ne bouge pas, le calme des vagues qui ne cognent plus contre les coques ou des bouts et des voiles qui battent…

Calme et sérénité….

Et c’est au moment où j’écris ces mots que le voilier voisin a lancé une musique signifiant aux voisins “je veux écouter Cesaria Evoria au Cap Vert” et que le petit cargo amarré au quai a lancé son générateur. Je suspecte un complot.

Je parlais de quoi déjà? Calme? Sérénité?

Il faut dire que ça avait mal commencé pour votre serviteuse. Avant le départ j’ai pris un médicament anti mal de mer assez puissant (scopolamine). Les effets secondaires étaient décrits comme très désagréables, perte temporaire de la vue, irritation de la gorge, allergies, cauchemars….

Et bien je les ai tous eu. 24 heures de cauchemar dans tous les sens du terme avant que je n’enlève le patch de scopolamine, et presque 24 h avant que je ne recouvre mes facultés, vue, capacité à ingérer des aliments, disparition des cauchemars et des allergies. Je vous avoue que c’est  flippant, plus que le mal de mer… Mais je me devais d’essayer ce remède qui peut faire des miracles pour certains…

Affaire close, je vais rester sur ce qui me convient le mieux pour lutter contre le mal de mer : rien.

Tiens parlons de la nav’. Les vents étaient bien établis, entre 15 et 25 noeuds constants portant (arrière toute!) mais la houle était croisée, 2 mètres et 6 secondes de période dans un sens, clapot dans l’autre, un vrai tambour de machine à laver. Les déplacements dans le bateau étaient réduits au minimum syndical, verres et assiettes ont voltigé dans tous les sens!

Ce fut néanmoins un bon entraînement avant de passer dans le grand bain de la transat puisque les 1000 miles que nous venons d’effectuer constituent presque une demi transat.

Nous avons trouvé notre rythme de croisière pour les quarts : je fais la nuit de 22h à 4h, Xavier prend le relai jusqu’à midi. Nous déjeunons, puis sieste pour le capitaine suivie d’une sieste pour moi, puis petits papotages avant de dîner ensemble puis dodo du cap’ vers 22h.

Ainsi chacun respecte son rythme et a de vraies bonnes périodes de repos.

Cette navigation se prêtait plutôt bien à ce tempo puisque hormis la mer agitée, nous n’avons croisé aucun bateau dès que nous avons été à environ 200 miles des Canaries. Nada, personne. Tous seuls au monde vers le Cap Vert!

 

 

 Les photos de ces levers de soleil sont une courtoisie du capitaine, son mousse étant dans les bras de Morphée à cette heure là.

Enfin quand je dis que nous sommes “tous seuls”…. je devrais dire seuls humains. En réalité des dauphins nous ont accompagné la première nuit avec leurs pirouettes entre les coques. On distinguait leur forme grise reflétant la lumière de la lune.

Et puis le 3 ème jour fut LE jour à marquer d’une pierre blanche, notre 14 juillet, les feux d’artifices en moins.

Nous avons pêché.

J’ai tout d’abord entendu un hurlement : “le leurre Namasté a pêché!”.

Alors comprenez-moi : je venais d’en finir avec mon bad trip du à la scopolamine, je commençais donc à avoir la nausée à cause de cette houle incessante et voilà pas qu’il fallait que je me mette en mouvement rapide pour assister le pêcheur. Qu’avais-je donc fait pour mériter ça? Je suis une personne charmante, polie, je dis bonjour, merci et au-revoir. A croire que ça ne suffit pas. J’ai donc du en accumuler pendant mes vies précédentes….

Nous voilà rapidement avec une bonite de 2kg selon la police, 3 kgs selon les organisateurs sur la jupe. Et un Xavier qui me somme de prendre la bonite avec son leurre Namasté dans le bec (je vous jure que ce n’est un montage).

 

 

Le temps de dire ouf et le fil du moulinet de la canne à pêche se met à dérouler! Xavier, que je croyais au comble de l’excitation, me prouve qu’il a encore de la réserve. Il court de babord à tribord, achève la bonite, ralentit le moulinet pour laisser le poisson se fatiguer, et réussit aussi entre temps à remonter un troisième poisson que nous rejetterons (euh nous avions  2 cannes et 3 lignes…).

Quant à moi, j’essayais de suivre le mouvement en me demandant ce qui me donnait le plus le mal de mer (toujours essayer de focaliser sur un sujet pour oublier le mal) : l’odeur du poisson, le sang sur la jupe, le cap’ qui sautillait de droite à gauche, mes tentatives pour prendre des photos alors que Namasté faisait des bonds dans les vagues, mes plongeons dans les coffres de Namasté pour trouver un coup le couteau, un coup le baudrier….

Comme je suis forte, j’ai non seulement survécu mais voilà que j’en redemande avec une transat!

Une fois la bonite tuée et vidée et le 3ème poisson remonté puis relâché, il fallait s’attaquer à celui qui avait décidé de mordre à la canne à pêche. Vous me suivez?

Après 30 mn de lutte, Xavier a remonté le bestiau : un thon de 20kgs selon la police, 25 kgs selon les organisateurs.

De toute façon, on ne saura pas. Notre balance arrête de compter à 11 kgs. C’est une balance de débutants.

 

 

Quand je vous disais que nous allions transformer Namasté en chalut, j’ai reçu des emails moqueurs. Je crois que les expéditeurs rigolent moins à l’heure qu’il est, hein?

Après encore presque une heure, Xavier a vidé et débité le bestiau en filet pendant que je consultais compulsivement tous mes livres de recettes de poissons.

Et le lendemain, nous avons ouvert une conserverie. Xavier au débitage et remplissage des bocaux et moi à la stérilisation.

 

 

Pendant le reste de la traversée, à nous sashimis et thon sous toutes ses formes… Il faut bien avouer qu’on adore ça…

Et puis, au bout de 7 jours, miracle (enfin non, en plus des 5 lignes de pêche on a un GPS vous savez), terre en vue!

Voici donc Sal, avec ses petits airs Lanzarotiens ( les immeubles en moins), son aridité, ses volcans, sa nudité lunaire.

Arriver en bateau vous procure un certain nombre de sentiments uniques :  la sensation progressive de réchauffement de l’atmosphère à mesure que vous approchez des tropiques, la lente découverte de la terre, d’abord une forme lointaine, puis au fur et à mesure que vous approchez chaque parcelle se découvre à vous avec ses couleurs changeant au gré de l’orientation du soleil. C’est un sentiment curieux que d’être profondément plongé dans l’observation de cette terre, nouvelle pour vous, qui va vous accueillir pour quelques jours. L’imaginaire se met en route, qu’y a t’il derrière ce rocher? Comment sont les habitations? Où vivent les gens? Comment vais-je me sentir dans ce pays?

 

 

 

Nous avons mouillé à Palmeira, entre épave, quai pour les petits cargos, deux catamarans de balade pour touristes, quelques bateaux de plaisance semblant dormir par ici depuis des années lumière à en juger par leur état et de nombreuses barques de pêche.

A terre, quelque baraques constituent une petite ville colorée : petits bars hurlant la musique locale, pêcheurs éparpillés sur les quais débitant requins ou autres poissons, 3 ou 4 occidentaux certainement venant des autres bateaux au mouillage. Le spectacle de la vie locale suffit en lui même  à vous tenir en haleine : un savoureux mélange de cris, excitation et aussi de nonchalance… Notre premier contact avec la population fut sympathique : les pêcheurs nous saluent ou viennent voir ce que pêche Xavier au harpon, les habitants vous renseignent gentiment quand bien même vous faites toutes vos phrases en utilisant les 3 mots que vous maîtrisez, pas de harcèlement, chacun vit sa vie.

Je vais vous faire un aveu : depuis que nous sommes arrivés, nous nous disons tous les jours combien nous sommes heureux ici. C’est un sentiment difficile à décrire autrement qu’à dire que nous nous sentons bien au Cap Vert, nous avons trouvé notre place dans cet environnement.

C’est tout.

A suivre, les photos prises au mouillage de Palmeira.

 

 

 

 

 

 

Ola Canaries!

January 18, 2012 in Aventures par pays, Espagne/Gibraltar, La laïfe à bord

 

Ola les gens,

Hola hop, nous voilà à Lanzarote.
Un bon vent nous a poussé jusqu’ici en moins de 48h comme prévu, mais en 39h.
Mais le mode choisi par les éléments fut le secouage intempestif, tambour de la machine à laver en mode essorage 2000 tours pendant 39h….
Et malgré cela, le mousse brandit fièrement sa nouvelle : elle n’a pas été malade. Rien, nada, makash walou.
Alors que même le capitaine avait l’estomac un peu en vrac… C’est le monde à l’envers!

Arrivés vers 4h du mat’, nous avons jeté l’ancre devant la marina, dormi un peu, pris douche et café et vers 10h nous étions amarrés à la marina Rubicon.
 

 

 

 
C’est à ce moment de la narration que je précise que j’ai 3 gagnants au jeu concours du leurre, Marie, Alain et Philippe (voir post précédent – la réponse était le leurre du haut).
Alors comment vous dire….
On n’a rien pêché, alors pas de cadeau. La reine en décide ainsi, ne vous leurrez pas (ah depuis le temps que je voulais la placer celle-là) c’est ça la vie en monarchie.
Mais dans sa grandeur d’âme la reine est prête à vous envoyer une boîte de sardines….
Elle n’est pas belle la vie sur Piratesdeslagons?
 
Revenons à nos moutons.
Alors que Gwendal (et Touline son chaton) nous a lâché les amarres à Agadir tout en nous prenant en photo, quelle ne fut pas notre surprise de retrouver Alizé (Cathy et Emile, rencontrés à Noël à Agadir), appareil photo à la main, sur le ponton d’arrivée à Lanzarote.
Ils avaient entendu mon appel radio à la marina et sont passé nous dire bonjour.
 
Revenons quelques minutes sur notre départ d’Agadir.
Vous avez envie de voir comme on est beau à l’oeuvre?
Allez zou, quelques photos de Gwendal (encore un grand merci!)
 

 

Namasté avant le départ

 

 

L’équipage, fin prêt…

 

 

La reine….

 

 

Namasté au quai de gasoil

 

 

Oui c’est le cap’ qui bosse, la reine ne veut pas se salir les mains

 

 

Le gasoil c’est pas cher au Maroc….

 

 

Je m’agite pour faire croire que je fais quelque chose d’utile

 

 

Un peu de réconfort… Non mais la vérité c’est la seule bouteille de vin qu’on ait consommé au Maroc et voilà….. on passe pour des ivrognes alors qu’on ne fait que supporter le commerce local…. Et en plus on l’avait oubliée lors de la venue des douaniers à bord….

 

Et le départ vers les Canaries, tout tristes de quitter la Boiteuse et son équipage…. Mais on se retrouve aux Marquises, alors nous gardons le sourire!

 

 

 

 

 

 

Passons maintenant à Lanzarote.

La marina est parfaite, calme, protégée, propre… Les marineros sont professionnels, RAS.

Nous avons retrouvé avec une immense joie Kembusquin, Tarik, Nadja, Chino et Naoussa. Que de rattrapage/papotage depuis notre séparation il y a 2 mois à Gibraltar….
Tarik nous a promené au supermarché et dans les ships. Du coup nous n’avons pas encore vraiment vu l’île qui est à première vue volcanique et dépourvue de végétation.
 
La suite?
A priori départ vendredi ou samedi pour le Cap Vert, 1000 miles, 8 jours de navigation.
Point d’atterrissage Sal pour faire notre entrée officielle dans le pays.
 
Et je crois bien que c’est tout pour aujourd’hui.
 
Hasta luego les gens.
 

Allez voir chez Gwendal si j’y suis…

December 13, 2011 in La laïfe à bord

 

«I never travel without my diary. One should always have something sensational to read in the train.»  

Oscar Wilde

 

Une fois n’est pas coutume, je vais innover en parlant d’autre chose que de moi.

Ou que du pêcheur du bord.

Ou que de notre fantastique laïfe.

 

Lundi dernier je mentionnais ici le passage de notre voisin Gwendal à l’émission Allo La Planète.

Saviez vous qu’il avait aussi un blog?

Et un chaton?

Bon désormais vous êtes au courant.

Peut-être devrais-je aussi vous donner son nom….

La Boiteuse… (c’est le blog et le nom de son bateau)

 

 

 

 

 

Touline….

 

 

 

 

 

 

Et Gwendal….

 

 

 

 

La Boiteuse, en écho à La Boudeuse… Et La Boudeuse résonne particulièrement pour la Namasté team puisque nous avions rencontré, il y a presque 10 ans, en Inde, Sandrine qui fut équipière à bord, dans le cadre de l’expédition «Sur les traces de Bougainville»… Encore une sacrée personnalité…

Sandrine, si tu nous regardes…..

 

Mais revenons à nos moutons :  Gwendal, La Boiteuse….

Sitôt le blog découvert, sitôt atterri dans mes favoris.

Je vais régulièrement y picorer des articles, à l’aveuglette, et retisse doucement l’histoire de Gwendal, du moins celle qu’il a souhaité partager avec ses lecteurs.

Ce qui ne m’empêche pas de papoter aussi en live avec lui, mais comme son bateau est amarré à 25 m de Namasté, ça me fait de la route.

 

Pourquoi j’aime son blog?

C’est très simple.

Ce n’est pas un blog qui observe et recrache bêtement les choses.

Le tenancier essaie de comprendre ce qui se passe autour de lui.

Il réussit la prouesse, après passage de ses observations par la moulinette de sa cervelle manifestement bien faite, de les retranscrire avec humour ET avec une analyse parfois politique héritée de son passé de blogueur politique (vous pourrez trouver sur le site de La Boiteuse le lien vers son ancien blog).

 

Et puis vous lirez dans son dernier post le truc sur Atlanticcalling et, je le cite, «ces deux anglais taillés comme des rugbymen sous stéroïdes anabolisants»… J’aurais aimé la trouver, celle-là…. J’en rigole à chaque fois que je croise les deux anglais sur le ponton…

 

En plus vous pourrez voir ce qu’est un blog démocratique, celui où vous pouvez laisser des commentaires auxquels en plus Gwendal répond.

(Aparté : Et si vous laissez des commentaires, vous essayez de pas me coller la honte. Je sais que j’ai les lecteurs que je mérite mais si possible ayez l’air intelligent, s’il vous plaît. Merci.)

Ca vous changera de cette monarchie qu’est PiratesdesLagons.com, même pas républicaine, encore moins éclairée car la reine ne se souvient pas d’avoir jamais appartenu aux (L)umières, ni au 18ème (elle n’était pas née), ni au 21ème (elle était tout juste née).

Elle ne descend pas non plus d’Edison.

Tiens, j’aime parler de moi à la 3ème personne, elle va peut-être continuer.

 

Car en plus d’être une reine, elle est une star du ouaibe.

Gwendal parle de moi dans son dernier article (ouais et aussi de Xavier, c’est accessoire).

Il a aussi réussi a faire une jolie photo de moi nous malgré le fait qu’il nous ait shooté au saut du lit, vers 11h.

 

Un dernier point : je saurai si vous y êtes allés.

On a des mouchards sur nos sites (chez moi c’est une monarchie alors je ne prendrai même pas la peine de me justifier, sachez qu’en démocratie ça existe aussi et s’appelle «statistiques de fréquentation du site»).

Et alors je saurai qui y est allé, quand et même d’où.

I am Big Brother sister (oui elle est naze celle-là).

Et après je demanderai à Gwendal ce que vous y avez lu (je vous y envoie pour vous cultiver, c’est pour votre bien, après vous saurez comment laisser des commentaires intelligents).

Et pour finir, on s’achètera des casques à pointe (je mettrai le mien par dessus ma couronne).

Et les mauvais élèves seront punis.

Voilà, vous êtes prévenus.

C’est tout.

 

Et j’allais oublier : le premier qui pointe ma blancheur à côté du teint hâlé du capitaine aura un traitement spécial. Et par spécial, comprenez pas gentil (je vous jetterai aux lions)…

Il y a des limites à ce qu’une reine peut tolérer.

 

 

Les capitaines, en pleine réflexion.

 
Et encore Touline, la mascotte du ponton

 

 

 

 

Allo la planète

December 5, 2011 in La laïfe à bord

 

Salam les terriens

 

C’est avec un grand plaisir que je relaie l’info suivante : Gwendal, notre voisin de ponton, est ce soir l’invité d’Allo La Planète, sur le Mouv.

Retrouvez le en direct à 20h30 ou en podcast (http://www.lemouv.com/emission/allo-la-planete-0).

 

Quant à moi, je reviens bientôt vous parler de moi et de ma laïfe, vous savez que j’adore ça (miroir, mon beau miroir…..)!

 

Mais là je file, j’ai des trucs à faire. Oui d’autres trucs que le blog, vous savez qu’il n’y a pas que vous dans ma vie?

Enfin, la vérité vous tenez quand même une grande place …