Des nouvelles des Caraïbes….

March 9, 2012 in Antilles, Aventures par pays, La laïfe à bord

Bonjour les gens qui vivent sur la terre ou ailleurs,

Je n’ai pas été mangée par une tortue, je ne suis pas non plus noyée dans le ti’punch..
Non, je suis toujours dans les Caraïbes, à apprécier la douceur du climat…
Par contre, comme nous avons atterri au Marin qui est une des plus grosses bases nautiques des Caraïbes, devinez ce qu’on fait? Allez, un petit effort….
On court les shipchandler et autres artisans voilier, moteur, électronique ou autre…. Il n’est pas un employé de shipchandler ou un artisan du Marin qui ne nous connaisse par nos petits noms… Je sais même ou les techniciens font leur sieste le midi afin de pouvoir aller les déranger si jamais ils m’ont posé un lapin le matin….
Il n’y a rien de grave à bord, juste quelques pièces à changer, voiles à réparer, travaux à organiser…. Les navigateurs comprendront aisément qu’un bateau a toujours une pièce à changer ou à réparer….
Alors on court (ouais mais pas trop vite, fait chaud), on prend des RDV, on achète des pièces, on se rend compte que ce ne sont pas les bonnes, on ramène les pièces, on en recommande d’autres… Bref, depuis 10 jours qu’on est là on en a consacré 7 à Namasté…
Qu’a-t-on fait des 3 autres?
Nous avons avitaillé. En d’autres termes je me suis jetée sur le premier camembert venu. Je suis française monsieur et j’assume.
Et puis pour glamouriser (oui ce mot existe) la course aux produits frais, je suis allée à la fête à la tomate.
La vérité j’ai hésité à vous faire partager ce moment de ma vie.

J’eus préféré vous dire que j’étais allée à la fête de la papaye verte, il eut été plus exotique à vos yeux. Mais non. Je suis la fille de la foire à la tomates, pas de la fête à la papaye verte.
Et à ce moment du récit, vous mourrez d’envie de savoir ce qu’est cette fameuse fête qui a vu votre reine préférée l’honorer de sa présence.
Il s’agit d’un magasin qui a décidé de vendre ses tomates à un tarif décent et non à prix d’or. C’est tout? Oui, c’est tout. Vous arpentez les rayons, vous achetez vos tomates et vous ressortez avec en plus un gros morceau de comté car votre camembert est déjà fini et que vous êtes française et que vous assumez.
Pendant la foire à la tomate, votre capitaine préféré a lui décidé de s’octroyer une petite pause dans sa course aux shipchandler et d’aller faire un tour au Toys’r us, oups pardon, au magasin de pêche.
Enfin ce n’est pas un magasin de pêche mais The magasin de pêche qui n’a pas eu peur de prendre comme slogan “pour voir la pêche en grand”…

Ça se passe de commentaires, non?
On est tout de même allé se balader sur la côte  Caraïbes, dans les anses d’Arlet et anse noire… Les photos viendront…. quand j’aurai une connexion internet qui fonctionne. Parce que en France on mange bien mais alors l’internet public ce n’est pas encore ça…. C’est le premier pays où les municipalités ne proposent pas de réseau gratuit et où les bars affiche WIFI pour les clients mais ne le branchent que quand ça les arrange…Et je ne parle même pas des tarifs internet via clé 3G, à des tarifs absolument rédhibitoires…
Allez, c’était mon coup de gueule, enfin je crie pas trop fort car ça donne chaud et après ça fatigue….

Bon allez,je file…

Ah non, un dernier mot :  le post sur nos impressions de la transat est en cours, ce n’est pas très simple de coucher tout ça sur papier, pour le moment c’est un vaste fouillis mais promis je vais y mettre de l’ordre!

Et puis non encore un dernier mot : on file sur les Grenadines, rien que le nom m’enchante….

A bientôt les gens!

Je suis zen (Noooon), tu es zen (tu parles), il est zen (qui? le capitaine?)

November 18, 2011 in La laïfe à bord, Maroc

 

“Donnez-moi un point d’appui et je soulèverai le monde” – Archimède

 

Salam Archimède

A toi le petit malin qui a découvert un truc que t’as appelé «la poussée» qui fait que, entre autres, les bateaux flottent, je dédie ce post.
Je le dédie aussi à mon amie et jumelle Sophie qui m’a écrit qu’elle attendait ce post, espérons qu’il te plaise!

Cependant, un autre petit malin, Newton, a lui découvert la gravité.
En dehors de l’eau, les objets se trouvant en suspension dans l’air sont irrémédiablement attirés vers la terre à une vitesse proportionnelle à leur masse.

Et aujourd’hui mes préoccupations sont toutes liés à la gravité.
Ce 11 novembre,  on va sortir Namasté de l’eau.

 

 

 

 

Ca avait bien commencé (quand on était encore en Espagne).
Il y a 2 semaines, en découvrant nos problèmes de joints de sails drive impliquant une sortie de l’eau de Namasté pour les changer, nous avions, au fil de nos recherches, choisi Smir pour faire la sortie de l’eau.
Le devis avait été établi et RDV avait été pris pour le jeudi 10 novembre.

9 novembre, chantier de Smir.
Un des employés nous explique qu’aucun technicien ne sait changer les joints des sails drive. Nous nous étonnons en brandissant un devis en main réalisé par Smir mentionnant le changement de joints de sails drive et un prix associé à une réparation qu’ils ne sauraient donc pas faire….

15 mn plus tard, oui peut être il y a un technicien espagnol qui saurait faire…mais il n’est pas autorisé à venir sur le chantier….

10 mn plus tard, peut être que le technicien espagnol peut venir, faut l’autorisation du capitaine du port….
On progresse, c’est bien (règle de base : rester positif sous peine de finir à Sainte Anne).
A cette allure, dans 1 semaine on aura peut être trouvé ce technicien…
En parallèle on regarde comment faire le boulot nous même…

Bref, la seule conclusion de ce dialogue d’une demi-heure avec ce monsieur, charmant au demeurant, est que nous allons donc demander l’autorisation du capitaine.
Le gars nous dit «il n’est pas la».
Bon OK, et demain il est la? Il ne sait pas pour demain, il ne sait pas pour après demain…
Peut être le capitaine est-il parti pour toujours??? Il a compris le truc de la gravité et a eu peur?

Nous enfourchons nos vélos. Une seconde avant le premier coup de pédale, il nous dit que le conducteur du travel lift ne sera pas là jeudi.
Et vendredi? Il ne sait pas…
Peut être est il parti définitivement aussi? Avec le capitaine du port?

Ca commence bien… Mais on est toujours zen, préparés à ce genre de fantaisies assez courante finalement dans le monde nautique… D’ailleurs nous sommes arrivés 2 jours avant la date prévue de sortie de Namasté pour justement «préparer» le RDV…

Un coup de fil plus tard au capitaine du port (Miguel), tout est réglé. RDV vendredi. Miguel est hissé au rang de héro (et n’a pas quitté définitivement Smir).

Le jour J, Namasté est sorti des eaux.
Une fois suspendu au bout de sa corde, le coeur battant à 350 pulsations,  je tourne le dos 5 mn (=je baisse la garde), le temps pour tous les ouvriers de disparaître (la téléportation existe, j’en ai la preuve), nous laissant pathétiquement avec Namasté pendouillant, nous au sol sans possibilité de remonter  à bord. Ils ont du croire qu’on était champions de saut en hauteur pour soigneusement éviter de nous laisser tout objet permettant de réduire la hauteur entre Namasté et le sol.
 

 

 

 

J’aperçois Miguel : les travaux reprendront dans une heure, 14h.
OK, allons donc déjeuner avec 3 charmantes personnes rencontrées 5 mn auparavant sur le chantier. Je pourrais même vous raconter ce déjeuner fort intéressant mais ce post est déjà trop long… Une autre fois….

Retour à 14 h : le conducteur du travel lift est en train de promener Namasté.
Bon dieu mais que fait-il???
Il veut aller le déposer sur le chantier.
Pour la 354ème fois on lui demande de le laisser sur le travel lift pour les travaux car nous retournons à l’eau le soir même. Et pour la 354ème fois, il a la même réponse (la constance est une qualité) : mais vous n’êtes pas là pour le carénage?
Je récite «rester zen» à tous les temps….

 

 


 

 


 

 
Le technicien moteur arrive. C’est finalement un suédois (ça m’est égal, j’ai voté oui au référendum sur l’Europe).
Moi qui croyais qu’ils étaient tous bûcherons pour Ikea ben non…

Verdict :
-joint babord intact, l’eau n’entre pas par là, faudra surveiller.
-joint tribord : il est délogé de son emplacement, du à un mauvais montage en Turquie (merci au chantier de Finike qui ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable).

4 heures plus tard, retour à l’eau. Le conducteur du travel lift est sur les charbons ardents. Il démarre alors que Xavier et moi ne sommes pas encore prêts. Mais on progresse, ce coup ci on n’est pas à bord quand il démarre ET bouge sans nous avertir…

Il ramène très vite Namasté au dessus de l’eau, non il va trop vite, il y a des a-coups et Namasté se balance dangereusement vers les bords du quai : ce coup-ci c’est sur, je vais mourir.
Devant nos cris, il réduit la vitesse.

Ouf, on est à l’eau. Un peu d’huile à rajouter dans les moteurs et on repart vers notre place….. qui est prise par un autre bateau.
Shit…..

Post réalisé sous fièvre de cheval….
 

 

Changement de cap…

November 5, 2011 in La laïfe à bord

«If plan A does not work, the alphabet has 25 more letters. Stay cool.»

Nous attendons à Gibraltar depuis 2 semaines qu’une fenêtre météo de 6 jours veuille bien avoir l’amabilité de se présenter pour traverser vers les Canaries (5-6 jours de navigation).

Pendant ce temps, nous avons farfouiné dans le moteur. Le truc à pas faire. Car quand vous cherchez, vous trouvez toujours quelque chose qui cloche. Et on a trouvé. De l’eau qui entre par les joints des sails drive et se mélange à l’huile. Pas bon. Pas bon du tout. Surtout si vos rajoutez à ça le fait que ça arrive sur les deux moteurs.

La solution est très simple : changer les joints.
La cause probable est aussi très simple : fil de pêche pris dans le sail drive.
Les joints ne sont pas chers : 1 euros.
Alors c’est quoi le problème?
Ben le problème c’est qu’il faut sortir le bateau de l’eau pour réaliser l’opération.
Et ce avant de naviguer 6 jours vers les Canaries où nous pouvions partir demain puisque la fenêtre météo était enfin là…

Après avoir farfouiné à droite et à gauche pour trouver un endroit équipé d’un travel lift pour sortir Namasté de l’eau,  la solution trouvée est d’aller à Smir, au Maroc. C’est relativement simple, c’est en face à 25 miles.

 

 


 

 
A quelque chose malheur est bon… Le Maroc est un pays qui nous plaît. Nous ne l’avions pas envisagé en bateau du fait du peu de marinas souvent mal conçues et du manque d’abris sur la côte atlantique.
Désormais, comme nous devons y aller, nous reconsidérons la chose et envisageons désormais de rallier les Canaries via la côte marocaine et non directement depuis Gibraltar.
Et finalement l’idée a fait son chemin et nous plaît de plus en plus.
Nous envisagions les Canaries comme un simple point de passage avant le Cap Vert et ne désirions pas spécialement nous y attarder. Ce sera un simple arrêt avitaillement avant le Cap Vert.

Nous décollons dimanche ou lundi pour Smir, Namasté est sorti de l’eau mercredi ou jeudi.
Pour la suite, nous guetterons la météo pour rallier notre deuxième étape marocaine.

Pour finir je résume : plan B en cours, équipage de Namasté ultra cool, encore 24 lettres…
 

 


 

 

Quelques nouvelles…

October 7, 2011 in La laïfe à bord

Le capitaine de Namasté n’a plus la crève et va donc pouvoir enfin retourner pêcher. Nous allons donc à nouveau manger.

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